Le poème d’Atahana #11 (fable)

L’homme et le papillon

Sortant de la chrysalide la chenille devint papillon,

Avec curiosité et félicité elle voulu explorer le monde.

Je ne prétends point montrer par cette fable

Ce que sont avidité et désir

Mais seulement ce qu’ils peuvent susciter…

Ainsi donc, notre Papillon se va promenant dans les branches d’un cerisier ;

Non loin de là, flâne un homme, grand, le regard rutilant

Avide d’ineffables tendresses et douceurs ;

Enthousiaste à l’idée de croquer le fruit, s’élance, et tend le bras…

C’est alors qu’un bruissement d’ailes se fait entendre et fait papilloter l’individu.

Pris d’une terreur panique et se sentant devenir captif l’animal virevolte,

Tournoie, vibrionne, tourbillonne

Puis après s’être agité se résigne à écouter, observer

C’est alors qu’il découvre un visage ardent et gracieux,

Se pose sur la main lui appartenant

Une émanation profonde se fait sentir.

L’homme saisi par cette rencontre si inattendue

N’a qu’une envie : partager

Il effleure alors le Papillon, et lui chuchote une douceur -que nous tiendrons secrète-

La créature en femme se changea et bienheureux furent les deux…

La magie avait opérée…

Nous exigeons souvent beaucoup, nous cherchons, explorons,

Mais souvent l’imprévu nous rattrape et nous comble…