Le poème d’Atahana #5

Et se lève le Rideau

A peine je m’éveille et déjà  la pense,
Brodeuse de chacune de mes émotions,
Cette lueur, délicieusement, m’entraîne.
Désir, toujours, de passer l’instant auprès d’elle,
Eternel transport de bien-être, de volupté …
Fabuleuse muse de mon inspiration.
Gracieusement, se dévoile son être, son antre.
Histoire d’amour, de vibrations, de passion sans doute,
Il me la faut porter en dedans de mon âme …
Je me laisse envoûter: captivée, fascinée !
Karité si tendre, je me noie en son feuillage,
Loin de moi ? Je suis alors l’ombre de moi-même.
Mais cette ardeur dévorante m’est-elle nécessaire,
N‘y a-t-il pas dessous quelque étrange mystère ?
Oser penser un petit instant qu’elle ne le soit,
Puis-je seulement …  Il n’en n’est rien ! Elle me guide…
Que de mots déposés en ma bouche pour lui plaire !
Rouge tel le rideau, mon coeur s’ouvre de mille pétales,
S‘aventure aux tourments, aux affres de la passion,
Trouve sensibilité, douceurs et émotions !
Unique objet de mon tendre émerveillement :
Vois, comprends par cet écrit combien tu m’es cher !
Wagner n’aurait su je crois te le faire entendre…
Xérès enivrant et doux, je te suis friande !
Y-a-t-il une chose plus merveilleuse que ce jardin …
…Zénith plus précieux que cette  réalité rare ?